Les 10 dernières années ont été complètement folles. Trois événements ont redéfini en profondeur notre société, et surtout, la relation entre les humains, la cybersécurité et le cybercrime.
Le confinement
En nous forçant à tout changer du jour au lendemain, il nous a poussés à adopter l’infonuagique à toute vitesse et à généraliser le télétravail, sans la préparation nécessaire pour le faire de manière sécuritaire. En prime, il a fragilisé le lien social et durci les relations humaines. Les cybercriminels l’ont bien remarqué. Ils en ont largement profité. Et ils continuent.
L’arrivée du premier LLM public d’OpenAI
Si l’infonuagique avait déjà bouleversé les entreprises, les grands modèles de langage mènent aujourd’hui une révolution qui transcende l’ensemble de la société. Une promesse de productivité spectaculaire… qui désincarne un peu plus les relations humaines, dans un contexte déjà fragilisé par le confinement. Pendant qu’on tente d’y trouver un sens, noyés sous les slops de nos matantes et les courriels au goût synthétique, les criminels et les acteurs étatiques, eux, ont rapidement compris ce qui leur était utile. Une usine à désinformation et une automatisation des attaques sans précédent.
L’hostilité ouverte du président américain envers le Canada
Ce fut une prise de conscience brutale de notre dépendance technologique aux États-Unis. Le Canada, comme plusieurs autres pays, se pose désormais la question de la souveraineté numérique. Ce n’est pas un virage qui se fait du jour au lendemain. La France y réfléchit depuis 10 ans et commence à peine à voir des actions concrètes. Or, dans la précipitation, on risque de reproduire les mêmes erreurs qu’au confinement. Ignorer l’immense expérience accumulée par les hyperscaleurs dans la défense des infrastructures contre les cybercriminels. Les groupes malveillants, eux, s’en frottent déjà les mains.
Une présentation en 3 actes, dans l’ordre ou le désordre. Parce que, finalement, tout est dans tout.